Posts Google : quoi publier sur sa fiche quand on est artisan
Un post, c'est un court texte avec une photo, publié sur votre fiche Google et vu par ceux qui vous cherchent. Bien tenu, il montre une entreprise au travail ; laissé à l'abandon, il montre l'inverse. Quoi publier quand on est artisan, à quel rythme, ce qui fait refuser un post, et comment s'y tenir sans y passer vos soirées : voici la méthode, idées de sujets comprises.
Sur votre fiche Google, il y a ce que vous remplissez une fois pour toutes — le nom, le métier, les horaires — et il y a ce qui bouge : les avis, les photos et les posts. Ce sont souvent les posts qu'on néglige : on sait qu'il faudrait publier, on ne sait pas quoi, et le dernier finit par dater de l'an dernier.
Un post Google, c'est quoi exactement ?
Google le présente comme un moyen de « partager des annonces, des offres, des informations et des détails sur des événements directement avec vos clients dans la recherche Google et sur Maps » (aide officielle de Google sur les posts). Concrètement : un texte, une photo ou une vidéo, et un bouton.
On le voit sur téléphone dans les onglets « Actualités » ou « Présentation » de votre fiche, sur la recherche Google comme sur Maps, et sur ordinateur dans la section « Du propriétaire ». Autrement dit, là où regarde quelqu'un qui hésite à vous appeler.
Google propose trois types de posts :
| Type | Ce qu'en dit Google | Pour un artisan |
|---|---|---|
| Actualité | « Partagez des informations sur votre établissement » : une description, une photo ou une vidéo, et un bouton qui mène à un site. | Le post de tous les jours : un chantier, une prestation, un conseil de saison. |
| Offre | « Annoncez les promotions et les offres » : un titre, des dates et des heures sont obligatoires. | Rarement utile : une promotion vous engage auprès de tous ceux qui la lisent. |
| Événement | « Promouvez un événement dans votre établissement » : un titre, des dates et des heures de début et de fin. | Des portes ouvertes à l'atelier ou au showroom. |
Deux règles du jeu à connaître. D'abord, Google examine chaque post : tant qu'il est « En attente » (en cours de traitement, ou fiche pas encore validée), ou s'il est « Non approuvé », il ne s'affiche ni dans la recherche ni sur Maps. Si votre fiche n'est pas encore revendiquée et validée, commencez donc par notre mode d'emploi de la fiche Google.
Ensuite, un post ne s'efface pas au bout d'une semaine : « Les posts datant de plus de six mois sont archivés, sauf si une période est définie », précise Google. Ce que vous publiez aujourd'hui peut donc encore être lu des mois plus tard. Cela change la façon de l'écrire.
Que publier quand on est artisan ?
La règle tient en une phrase : montrez votre vrai travail. Celui qui regarde votre fiche se pose trois questions : faites-vous ce qu'il cherche, intervenez-vous près de chez lui, et travaillez-vous proprement ? Un bon post répond aux trois à la fois.
Trois sujets suffisent à remplir une année :
- Un chantier terminé. Ce que vous avez fait, pour quel problème, dans quel secteur — la commune suffit, jamais l'adresse ni le nom du client. Un avant / après, quand vous l'avez, en dit plus qu'un long texte.
- Une prestation. De préférence une de celles que vous voulez faire davantage : en quoi elle consiste, pour qui, ce qu'elle change. Avec un bouton vers la page de votre site qui la détaille.
- La saison. Ce qu'il est temps de faire chez soi, et pourquoi. Le sujet suit le calendrier ; le texte, lui, n'écrit ni mois ni date.
Voici un exemple qui reste juste quel que soit le jour où on le lit, à publier avec une photo du toit et le bouton « Appeler » :
Démoussage d'une toiture en tuiles : brossage, traitement contre les mousses, gouttières vidées. Une toiture propre laisse filer l'eau au lieu de la retenir. Nous intervenons dans tout le secteur : appelez-nous pour en parler.
Ce qui n'y figure pas compte autant : ni date, ni prix, ni numéro de téléphone — le bouton s'en charge —, ni promesse. On y revient plus bas.
Et toujours vos propres photos, prises sur vos chantiers. Une photo nette prise au téléphone, en pleine lumière, fait très bien l'affaire.
Google conseille d'éviter les banques de photos, les montages, les photos retouchées et les images créées par des tiers, comme les images floues ou trop sombres (conseils de Google pour les photos et les vidéos, auxquels renvoient ses règles sur le contenu des posts). Il prévient que les contenus de mauvaise qualité peuvent être supprimés, sans appel possible.
Seule précaution : pas de client reconnaissable sans son accord. Les règles de Google sur les contenus interdits, qui valent aussi pour les posts, excluent de publier le nom ou le visage d'un tiers sans son consentement.
Quels sujets de posts, saison par saison ?
Choisir le sujet selon la saison, c'est parler de ce qui préoccupe vos clients au moment où ils lisent. Quelques idées, à adapter à votre métier :
| Saison | Idées de sujets |
|---|---|
| Printemps | Démoussage et nettoyage de toiture, entretien de la climatisation avant les chaleurs, création d'une terrasse ou d'une allée, remise en état du jardin. |
| Été | Ravalement de façade, travaux de toiture par temps sec, pose d'une pergola ou de stores, isolation des combles avant le froid. |
| Automne | Nettoyage des gouttières après la chute des feuilles, entretien de la chaudière, contrôle de la toiture avant les coups de vent, plantation de haies. |
| Hiver | Dépannage du chauffage, recherche de fuite, rénovation intérieure (salle de bains, peinture, carrelage, plâtrerie), projets du printemps à préparer. |
Entre deux saisons, d'autres sujets marchent bien : une question que vos clients vous posent souvent, avec votre réponse en trois phrases ; un nouvel outil ou un nouveau véhicule ; une qualification obtenue, si vous l'avez vraiment ; votre équipe au complet, avec l'accord de chacun.
À quel rythme publier ?
Une habitude plutôt qu'une rafale. Dix posts publiés un dimanche soir, puis plus rien pendant des mois : la fiche se fige sur le dernier, qui vieillit de semaine en semaine. Un post par semaine est un rythme qui se tient : assez pour que la fiche montre toujours un chantier récent, pas assez pour devenir une corvée — à condition de s'organiser, on y vient.
Une précision honnête : Google ne promet pas qu'une fiche qui publie souvent sera mieux classée. Sa page sur le classement local cite la pertinence, la distance et la popularité, et ses conseils — valider la fiche, la tenir à jour, répondre aux avis, ajouter des photos et des vidéos — ne parlent pas des posts (conseils de Google pour le classement local). Méfiez-vous de quiconque vous promet des places ou des appels grâce aux posts.
Ce qui compte vraiment, c'est l'effet sur la personne qui regarde votre fiche. Google l'écrit lui-même : quand les clients découvrent vos dernières actualités, « ils sont plus enclins à vous rendre visite ». Entre deux artisans, celui dont le dernier post montre un chantier récent rassure davantage que celui dont la fiche dort depuis l'an dernier. Le post ne remplace ni les avis ni le site : il montre que quelqu'un est là.
Pour le reste de la fiche, deux guides complètent celui-ci : répondre aux avis Google et votre position sur Google Maps.
Quelles erreurs font refuser un post, ou le font vieillir ?
- Une date qui vieillit. « Cette semaine », « ce week-end », « jusqu'à la fin du mois », « bonne année » : écrits pour aujourd'hui, ces mots restent affichés des mois. Un post qui peut rester visible six mois doit rester vrai six mois. Décrivez le travail, pas le calendrier.
- Votre numéro de téléphone dans le texte. Google prévient qu'un post peut être refusé si sa description comporte un numéro de téléphone qu'il ne peut pas associer à votre établissement ; ses règles visent aussi les adresses e-mail et les identifiants de réseaux sociaux non validés. Mettez plutôt le bouton « Appeler » : il « utilise le numéro de téléphone validé de votre fiche d'établissement ».
- Une photo floue, sombre, ou qui n'est pas la vôtre. Image de banque, photo trouvée sur Internet, montage : Google les déconseille, et le client les repère au premier coup d'œil.
- Un prix ou une promotion glissés dans le texte. Un prix vieillit plus vite que le post, et une promotion vous engage auprès de quiconque la lit, même des mois plus tard. Si vous tenez à une offre, Google a prévu le type « Offre », avec ses dates.
- Les promesses. « Le moins cher du secteur », « intervention dans l'heure » : si vous ne pouvez pas les tenir à chaque fois, ne les écrivez pas. Google rappelle d'ailleurs que vous êtes « tenu de vous assurer que le contenu que vous publiez respecte l'ensemble des lois et règlements applicables ».
- Le même texte chaque semaine. Un post recopié n'apprend rien à celui qui lit votre fiche. Changez de chantier, de prestation, de photo.
Comment publier sans y passer ses soirées ?
Trois façons de faire, de la plus manuelle à la plus tranquille.
Vous-même, depuis Google
C'est gratuit : depuis votre fiche, ouvrez « Posts » puis « Ajouter un post ». Google permet même de préparer un post à l'avance : l'option « Programmer ce post » le publie à la date et à l'heure choisies. L'astuce qui change tout : bloquer une heure de temps en temps pour écrire d'un coup les posts des semaines suivantes, photos déjà triées. Le rythme tient alors même les semaines de gros chantier.
Depuis votre téléphone, avec Plein Chantier
Si vous êtes abonné, une fois votre fiche reliée, la page « Publier sur Google » de l'application envoie une photo ou un post sur votre fiche en quelques gestes, directement depuis le chantier. Nous l'avons détaillé dans notre article sur l'API Google Business Profile.
Sans y penser : les posts automatiques
C'est le rôle de l'outil « Posts Google automatiques » de Plein Chantier. Nous préparons vos posts des mois à l'avance, un par semaine, à partir de votre site : une de vos prestations, votre zone, la saison. Ils sont illustrés, autant que possible, de vos photos de chantier — celles de votre fiche et celles que vous nous envoyez —, une même photo deux fois par an au plus.
Chaque post a son bouton : « Appeler », ou « En savoir plus » vers la bonne page de votre site. Le matin du jour prévu, il part tout seul sur votre fiche, sous votre nom. Et il suit les règles de cet article : jamais de prix, de promotion ni de date qui vieillit.
Vous gardez la main : la rubrique « Vos prochains posts » de l'application les montre tels qu'ils partiront. Jusqu'à la veille du jour prévu, vous changez le texte, la photo ou le bouton, ou vous en retirez un ; sans rien faire, ils partent comme prévu. Vous pouvez aussi publier vous-même en plus. L'outil est compris dans l'abonnement, à partir de 59 € par mois, sans engagement.
Ce qu'il ne fait pas : promettre. Un post entretient votre fiche et rassure ceux qui la regardent ; il ne garantit ni une place sur Google ni un nombre d'appels.
Pour commencer, sans aucun outil : un chantier récent, une photo nette, trois phrases qui disent quoi, où et pourquoi, et le bouton « Appeler ». C'est tout ce qu'il faut pour un premier post.
Questions fréquentes
Les posts Google font-ils monter une fiche dans les résultats ?
Google ne le promet pas. Sa page sur le classement local cite la pertinence, la distance et la popularité, et ne parle pas des posts. Ce qu'un post fait, en revanche, c'est montrer à celui qui regarde votre fiche une entreprise en activité. Personne ne peut honnêtement vous garantir une place grâce aux posts.
Combien de temps un post reste-t-il visible sur la fiche ?
Google archive les posts de plus de six mois, sauf si une période est définie. Un post peut donc être lu des mois après sa publication : écrivez-le sans date ni prix qui vieillissent.
Peut-on mettre son numéro de téléphone dans le texte d'un post ?
Mieux vaut pas : Google peut refuser un post dont la description comporte un numéro qu'il ne peut pas associer à votre établissement. Ajoutez plutôt le bouton « Appeler », qui utilise le numéro validé de votre fiche.
À quelle fréquence publier sur sa fiche Google ?
Un post par semaine est un bon rythme : assez pour que la fiche montre toujours un chantier récent, sans devenir une corvée. Une habitude tenue toute l'année vaut mieux qu'une rafale de posts suivie de mois de silence.
Avec Plein Chantier, peut-on modifier un post avant qu'il parte ?
Oui. Vos prochains posts s'affichent dans l'application : vous changez le texte, la photo ou le bouton, ou vous en retirez un, jusqu'à la veille du jour prévu. L'outil Posts Google automatiques est compris dans l'abonnement, à partir de 59 € par mois.